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Je me demande comment ça se passait avant. Sans vidéo, sans réseaux sociaux. Pas de teasing, pas de spoiler. La vie devait être bien calme, sans excitation, sans promesse visuelle et sonore. Ou alors au contraire il s'agissait d'une autre sorte d'excitation, plus silencieuse et puissante. Tu étais dans ta chambre seule et tu ressassais l'idée que bientôt l'un de tes artistes préférés allait t'offrir de nouvelles chansons préférées. A présent c'est différent. A présent un ami t'interpelle via le réseau social au petit oiseau pour te signaler que ça y est tu as toutes les raisons de sentir ton âme s'électriser. Bientôt tu auras de nouvelles chansons à écouter en boucle. Des chansons comme bande originale de la vie quand il fera beau ou gris à Paris. Bientôt tu t’assiéras dans un fauteuil rouge d'une salle de spectacle parisienne et tapera du pied au rythme de son piano. Beaucoup de textes inutiles pour annoncer la sortie automnale du prochain disque de Vincent Delerm. Mais Vincent Et moi c'est une longue histoire dont je te parlais déjà ici. Ça rythme la vie. Ça te fait rencontrer de nouveaux amis. C'est cinématographique, sentimental et souvent drôle comme la vie. Bref, c'est l'info du jour, elle est accompagnée d'une vidéo en noir et blanc forcément amour du cinéma d'auteur oblige, agrémentée de quelques citations extraites d'un film de l'ethnologue avant d'être cinéaste Jean Rouch et du sociologue Edgard Morin, Chronique d'un été. Celui de 1960.

Vincent Delerm toujours présent

« J’ai eu du bonheur, j’ai eu du malheur, j’ai eu un p’tit peu de tout dans ma vie. Ça ne peut pas être autrement, il faut bien partager un peu. »

Chronique d'un été

Après l'été 2016, viendra donc un nouvel album et des chansons orchestrées qui semblent mettre de côté le piano tout puissant du précédent et magnifique opus Les Amants Parralèles. C'est ce que laisse présager cette bande-annonce immersion dans les studios d'enregistrement où l'on distingue Delerm et les siens au boulot. Ses techniciens, ses musiciens et un invité surprise à 1.52. Dos tourné, nuage de fumée de cigarette, la silhouette nous évoque un certain Benjamin Biolay. Au bout de 3 minutes d'instrumental, de répliques de la France d'antan celle de 1960, la voix de Delerm se fait entendre. Il dit « je ne veux pas mourir ce soir » puis enchaîne avec un « nous sommes la vie ce soir, nous sommes la vie à cet instant et je te suis sur le trottoir et je te regarde à présent ». Du malheur et du bonheur, faut bien partager,comme le disait si bien  la dame en 1960 au micro de Jean Rouch. Ça s'appelle A présent ça sort le 7 octobre et ça sera suivi de trois dates à la Cigale en novembre. On y sera.

Tag(s) : #Musique, #vincent delerm, #A présent, #nouvel album, #Benjamin Biolay

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