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Dans la famille des brillantissimes garçons de Francois and the Atlas Mountains, je demande le batteur : Jean Thévenin. Sur scène quand François Mary se lance dans une transe folle dont lui seul à le secret, Jean est à quelques pas de là dans son monde bien à lui. Comme Petit Fantôme à la guitare l'est dans le sien. A chaque nouveau concert, leur spectacle est un plaisir à disséquer, à se laisser captiver. La musique de ces garçons semble avoir parcourue le monde, tout en ayant su conserver le leur. Savoir avancer dans ce monde en groupe sans jamais négliger le sien, ça tient de la prouesse. C'est pour cette raison que j'aime particulièrement cette bande de garçons qui joue une oeuvre à part dans le paysage musical français depuis quelques années déjà et que chacun de leur projet mené en solo (mais les comparses de la bande ne sont jamais bien loin) me happe au plus haut point.

La vie en Jaune

Jean est le dernier en date a avoir concrétisée son aventure en solo par la sortie d'un premier disque, sur l'excellent et expert label La Souterraine. Il ne s'y appelle pas Jean mais Jaune. Surnom d'enfant, pseudo coloré et facile à retenir qui en dit long sur la couleur de son premier album : lumineux. Entre les projets des différents groupes où il joue, ses occupations de vidéaste  (notamment avecEverybody Here Is a Filmmaker sur Occupy Wall Street), il a trouvé le temps de livrer 8 chansons où les sons se collent, s'associent, se complètent pour former un petit bijou hybride qui nécessite un petit effort pour s’acclimater à ce monde.

 

Son monde semble avoir la tête dans les nuages où parfois les rayons du soleil transpercent la noirceur prétendue d'une chanson mélancolique. La première, la plus facile, addictive et mélancolique chante un truc commun à bien du monde dont chacun fait un truc bien à soi : « la blessure de l'ego ». Une histoire d'égo, de textos, de trémolos et de bye bye qui malgré la tristesse obligatoire d'un tel récit dessine un agréable sourire sur nos lèvres (un texte écrit par un autre personnage brillant : Judah Warsky filez voir ça ). La suite donne les clés de la baraque au rythme. C'est lui qui mène la danse, lui qui paye sa tournée et enivre. Les têtes dodelinent non pas à la voix de Jaune qui chante ici en français (sauf sur un titre, le dernier « Season ») mais au rythme qu'il impose avec son bricolage sonore « qui console les foules et sans doute même une armée ». Le courant est passé entre Jaune, son rythme et nous. Il se confirme sur le pressé « Élan » et connaîtra son apogée sur l'envoûtant « Quai Branly », univers saccadé qui ouvre sur un précipice inattendu. Mais précipice, on s'en est toujours foutu. Alors on court se réfugier dans ce royaume imagé qui a tout moment semble pouvoir s'évanouir, possibilité qui lui confère tout son caractère précieux. Le royaume en question n'a pas de nom. De case où prendre place. Ces putains de cases. Pas de french pop, pas d'électro, encore moins de chanson française, peut-être quelque chose de férocement indé, bien décidé à n'embrasser aucun courant juste nous embraser le temps de 8 titres le corps, le plonger dans une rivière de mélancolie pour ensuite le réchauffer sous un soleil exubérant et vivifiant. Un soleil jaune.

 

Pour écouter le monde de Jaune rendez-vous par ici http://souterraine.biz/album/jaune

Pour écoute Jaune en live avec quelques amis, rendez-vous le 14 janvier à 20h00 au Pop Up du Label à Paname

 

Tag(s) : #Musique, #Jaune, #François and the atlas mountains, #petit fantôme, #indie french pop

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