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Mickey et Idriss, deux jeunes skaters sans histoire, sont témoins malgré eux d’un meurtre commis par des flics ripoux. C’est le début d’une longue course poursuite, pour eux comme pour le spectateur...
Car l’équation est apparemment très simple :
Yamakasi + Taxi + Banlieue 13 = Skate or Die. Quoique EuropaCorp n'ait rien à voir dans cette affaire, on retrouve ici les mêmes recettes que dans les précédentes productions « made in Besson ». Amalgame d'autant plus surprenant que c'est Miguel Courtois qui siège aux manettes, réalisateur de El Lobo et G.A.L., deux polars politiques de qualité. Qualité et justesse, propres à Courtois, qui sont à l'évidence absentes de ce long métrage.
Malgré plusieurs plans très réussis montrant le métissage de la capitale et le quotidien de ses habitants,
Skate or Diedemeure une grande entreprise de recyclage de clichés sur la jeunesse de France. Le jeune se roule de (gros) pétards, parle mal, et semble s’être fait greffer un lecteur MP3 sur les oreilles ! Nos deux héros, quant à eux, sont beaux et savent manier le skate comme des dieux, sans trop se soucier de la notion d'interprétation. Et pour une fois, la jeunesse n'a d'égale que la Police Nationale, dont les représentants sont largement burlesques, desservis il est vrai par des dialogues insignifiants, de « Putain, fonce, fonce ! » à « Merde on les a perdus ! » de fort bon aloi, qu'ils hurlent à tue-tête. On demeurera donc un rien navré face à un tel manque d’audace cinématographique. Heureusement, une gentille flic beurette sauve nos ados, la photo de notre cher Président sur le bureau du commissaire (lui aussi ripoux bien évidement), histoire de parfaire le tableau désolant des stéréotypes. « Arrêtez-les, c’est de la racaille dangereuse ! » On est en effet brusquement rappelé à la réalité, et on se demande quand, enfin, émergera un film intelligent sur un sujet aussi complexe.

Tag(s) : #Cinéma

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