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Chouette du théâtre pour Noël! Merci petit papa Noël ou merci France Télévisions, peu importe... Pour une fois, enfin un soir où l'on ne nous sert pas un énième bêtisier, un dessin animé ou un conte de Noël américanisé. Non, hier soir nous avons eu droit  au trois coups de bâton et au levé de rideau sur Bernard Tapie... euh, pardon, Bertrand Barnier, un pdg autoritaire et magouilleur, malmené par son homme de confiance et contraint de l'affronter par des coups bas afin de récupérer l'argent que ce dernier lui a dérobé.

En ce soir merveilleux du 25 décembre, bien au chaud sur votre canapé, tous vos cadeaux de Noël  parfaitement rangés, vos organismes entrain de digérer chapon, bûche, et toutes ces choses imposantes que l'on ingurgite sous prétexte que le petit Jésus est né, vous vous êtes peut être dit comme moi "Chouette du théâtre pour Noël!". Puis petit à petit, au fil des insupportables grimaces de Tapie (père et fille, d'ailleurs), on se met à crier devant son poste de télévision: "Rendez moi mon Fu-fu!"

Oscar, véritable vaudeville aux rebondissements absurdes fut un succès au théâtre. Pièce crée par Pierre Mondy, elle fut portée sur grand écran en 1967 par Edouard Molinaro avec le très grand Louis De Funès dans le rôle du tyrannique Bertrand Barnier. Entouré d'une pléiade d'acteurs (Claude Rich, Claude Gensac et Mario David), De Funès livra au théâtre comme au cinéma une performance épatante où il se moque allègrement de ce milieu bourgeois où les magouilles vont bon train...

Le rôle de l'homme d'affaire trahi qui cherche à tout prix à se refaire semblait taillé sur mesure pour Bernard Tapie. Hélas c'était sans compter sur sa médiocre interprétation. Ses gestes, ses rictus, ses allures rendent plus que jamais antipathique le personnage de Bertrant Barnier.  Pourtant, le concept aurait pu être grandement réussi, car il demeure une marque de fabrique qui fait sourire...
Tapie profite de ce retour au théâtre pour tacler en beauté: un ministre, la presse, et le crédit lyonnais. Tapie s'offre une vengeance de taille: revisiter le texte de la pièce afin de régler ses comptes. Les sous entendus sont nombreux et bien souvent savoureux: un certain ministre nommé Brice qui ferme les frontières, un Bertrand Barnier dont on ignore les liens avec le pouvoir en place, ...

Malgré les quelques perles sur le passé houleux de l'ancien patron de l'OM, cette adaption d'un classique du boulevard déçoit. Mais la famille Tapie nous a quand même gardé le meilleur pour la fin. Au journal de 20 heures de France 2, Bernard Tapie nous avait prévenu, une surprise nous était réservée! Quelle chance!
Il aurait du prévenir le gentil spectateur du service public de prévoir des boules quies! Pour clore cette mémorable soirée de Noël, il nous apporta l'ultime cadeau: une chanson... de sa fille. Mais attention, pas n'importe quelle chanson, une chanson où "les chevaux ils volent". Notre première dame de France a du soucis à se faire car elle se fait voler sa coupe de cheveux, sa guitare et ses mélodies.

Tapie n'a pas finit d'étonner son monde, le soir de Noël, l'ancien escroc réussit à prendre France 2 en otage pour faire sa promotion familiale! Quelle belle mission que celle du service public! Allez, cessons de nous lamenter sur la médiocrité de nos programmes et rappelons nous la version originale...

 

Tag(s) : #Cinéma

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