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NPA. Trois initiales. Leurs significations? Nouveau Parti Anticapitaliste, ou avec un peu plus de pertinence: "Nulle part ailleurs". Ajoutez à cela une bonne dose de courage, de révolte mais surtout d'utopie et vous obtiendrez le nouveau parti d'Olivier Besancenot. Adieu la Ligue Communiste Révolutionnaire, sa faucille et son marteau, bonjour le Nouveau Parti Anticapitaliste et le mégaphone. Ah, le mégaphone, indispensable aux bonnes vieilles manifestations, indispensable aux mouvements de contestation, outil suprême du rêve anarchiste.

Que les révolutionnaires se rassurent, ils peuvent encore rêver, Besancenot a mis de côté la faucille et le marteau, mais il n'a pas pour autant assassiner Trotsky. Bien au contraire, l'objectif premier de ce nouveau parti est de lancer une vaste opération séduction sur la gauche de la gauche (oui, il est important de le mentionner car il y a gauche, gauche de la gauche et droite de la gauche, dorénavant). Le but est donc de rassembler. FRA-TER-NI-TE donc, entre le best de l'extrême gauche: ouvriers, révolutionnaires, trotskystes, guevaristes, communistes... La fine fleur du mouvement de contestation de mai 68, qui traîne avec elle le vieux rêve d'une révolution, celle de la société française.


Rêver. Quelle est d'ailleurs la société rêvée du NPA? C'était la question posée à Olivier Besancenot dans les colonnes de Libération du 5 Février. "Un modèle où la majorité déciderait de contrôler et de s'approprier les richesses". Il est vrai que dit ainsi cela peut paraitre aussi terrorisant que l'appel lancé par un certain Karl, il y a maintenant bien longtemps: "Prolétaires du monde entier, unissez vous".   L'union proposée par Besancenot est loin d'être utopiste puisque à la dernière élection présidentielle, il représentait plus de 4% des voix. Le vote d'extrême gauche: phénomène de société? Le vote d'extrême gauche: résultat d'un désenchantement flagrant. Besancenot et les siens ne cessent de prendre de l'ampleur pour plusieurs raisons. Tout d'abord la politique anti-social de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement qui ne perdent pas leur sang froid, viennent ensuite la dérive du Parti Socialiste et de ses querelles internes, sans oublier bien évidemment le Parti communiste Français et sa perte de vitesse.

Olivier Besancenot arrive à la rescousse, tel un justicier masqué ou plus exactement un postier démasqué dans les beaux quartiers. En enterrant la LCR, il souhaite d'abord "offrir une nouvelle représentation politique à ceux qui appartiennent à la nouvelle génération militante, qui n'avait pas de parti jusqu'à présent et qui en veut un". Prônant "un socialisme du XXIème siècle", autrement dit "un anticapitalisme à l'état pur", Besancenot a le courage d'assumer la part d'utopie qui réside dans son engagement. La question qui se pose, maintenant, est de savoir si une révolution est possible sans le sang et les larmes. Pour les curieux, il faut se référer à Octobre 17 en Russie ou à Janvier 59 à Cuba.

L'extrème gauche crache, injustement,  sur une gauche qui eut le courage, jadis, de mettre les mains dans le cambouis, acte délicat par lequel bien souvent on se salit ou l'on aboutit a des politiques de droite. La question stratégique, dorénavant, c'est "de prendre le pouvoir sans se faire prendre par le pouvoir" dixit Besancenot.

 

Tag(s) : #Politique

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