Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Mercredi dernier, comme un paquet de gonzesses amoureuses de Dereck Sheperd, j'étais au rendez-vous. Première chaine. 20H45. Fidèle au poste! Sous ma couette, pyjama à la Briget Jones et chocolat chaud à la main, j'assistai au moment tant attendu depuis cinq ans de « je t'aime, moi non plus » permanent entre le beau Dereck Sheperd et la très compliquée Meredith Grey. Après cinq saisons, cent épisodes, des pertes humaines colossales, des coucheries improbables, des passions sans demi-mesure, des amourettes sans lendemain et de l'hémoglobine plein les mains, Meredith répondait enfin « oui » à la fameuse question de Dereck. Unis par les liens du mariage par un modeste post-il bleu en valeur de contrat, Meredith Grey devenait Meredith Sheperd. Le tout sur une bande-son magique. Allez juste pour le plaisir magnéto!

 


Après multiples recherches, j'ai réalisé que mes oreilles ne s'étaient point trompé en croyant entendre le titre « What a feeling » retentir au moment même où Meredith et Dereck se promettaient autre chose que la banale et commune fidélité. Un « What a feeling » non pas chanté par Irene Cara, comme dans la version originale, mais par la très folk Yael Naïm. Un tube sur-vitaminé des années 80 sur lequel Jennifer Beals, en justaucorps sexy, se démenait sur le parquet d'une salle de danse. Un tube que l'on a la sensation de découvrir pour la première fois avec la version acoustique et épurée de Yael Naïm. « What a feeling » fait parti d'une compilation d'exception sortie fin 2008 et intitulé Hollywood, mon amour. Véritable déclaration d'amour au cinéma des années 80, ce projet initié par Marc Collin revisite les tubes inoubliables d'une décennie de grand cinéma populaire. Des bandes originales cultes des eighties de Rocky III, à Flashdance en passant par Top Gun ou les premiers émois ringards, mais inoubliables, de Vic' dans La Boum, Hollywood, mon amour élabore un superbe flash-back dans les mémoires des cinéphiles.


Hollywood-Mon-Amour


Une jolie manière donc de se remémorer une scène mythique de cinéma tout en découvrant la beauté d'une mélodie revisitée pour l'occasion. Expérience amusante, ce Hollywood, mon amour est un blind-test de très grande classe. Vous reconnaitrez peut être au hasard des pistes le « Eye of the tigger » de Survivor, perdant soudainement toute son énergie pour faire naître un air délicieusement désabusé. Ou le célèbre « Call me » de Blondie, qui a oublié la fougue de la rockeuse culte des eighties pour des mots murmurés et une douceur incandescente. Et encore le très électrique « When doves cry » de Prince devenu songe enchanteur d'une grande grâce. La liste des reprises à la sauce pop-folk est longue, pleines de surprises et de tonalités nouvelles, elle est à écouter de toute urgence. Ce Hollywood, mon amour vous procurera, j'en suis sûre, l'envie fugace et inavouable de regarder, pour une énième fois, les vielles K7 de ces grands classiques parfois honteux parfaitement cachées dans la bibliothèque!

 


Tag(s) : #Musique

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :