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On prend son plaisir comme on peut. La voix de Guillon au réveil par exemple, n'est ce pas un pur plaisir? Une voix pleine d'humour, parfois moqueuse, osant dire tout haut ce que tout le monde s'évertue à penser tout bas toute la semaine face aux info qui défilent à tout va. Une voix malicieuse venant réveiller à l'aube le français moyen, capable le plus souvent de le faire sourire au petit matin alors que la pénible journée de travail qui l'attend ne sera qu'une longue succession de grises mines. Pendant que Guillon fait sourire les citoyens français perdus dans une société en chute libre que fait Éric Besson déjà? Il change de camp ou prend possession d'un ministère embarrassant. Il assiste à la Finale de la Coupe de la Ligue, Marseille-Bordeaux, en charmante compagnie ou mieux il s'offre une tribune dans Libération pour répondre à une chronique de Monsieur Guillon. Des passes-temps très intéressants en somme. Et pendant ce temps-là, dans la France d'en bas, le modeste français n'a pas voté et continue de rouler sa bosse dans son petit quotidien sans lendemains qui chantent.


Stephane-Guillon-Humoriste-copie-1

 

En l'espace seulement d'une semaine, Stéphane Guillon est devenu l'ennemi public numéro 1, sans oublier ce cher Éric Zemmour et ces « délinquants arabes et noirs » qui arrive en deuxième position sur la liste des gens à abattre dans la sphère médiatique. Des ennemis publics d'une grande efficacité, avouez-le.  La presse ne cesse de les agiter, telles des marionnettes, par ici évitant, au passage, que les regards ne se portent vers ce qui se trame en arrière plan. Déballage médiatique à tout va. Réponses par médias interposés. Petites rancœurs habliles. Et le tour est joué! L'humoriste Stéphane Guillon s'excusait ce matin, dans sa chronique, d'être autant présent ces derniers jours et déclarait avec réserve : « Même moi, si j'étais fan de moi, je ne me supporterai plus ». En un tour de magie, il a répondu avec brio au propos d'Éric Besson qui le taxait pour faire rapide : d'acteur raté, de facho déguisé en look bobo et de lâche.  Rien que ça! Une jolie ribambelle de petites méchancetés gratuites à la bassesse exquise, celles-là mêmedont les observateurs de ce duel improbable raffolent.


Dans la tribune de Libération, le Ministre de l'immigration clôture sa lettre (d'attaque?) en divulguant les quelques conseils de ses amis protecteurs, du style « un ministre ne débat pas face à un humoriste » et finit par se positionner en martyr courageux refusant de courber l'échine face à la verve piquante de son adversaire! Monsieur Besson aurait certainement mieux fait d'écouter les conseils de ses proches : est-ce que Nicolas Sarkozy, lui, débat avec sa marionnette des « Guignols de l'info », ses inévitables talonnettes et sa cruche snob de Carlita ou alors est-ce que Martine Aubry est allé casser la figure de Guillon lorsque ce dernier l'a comparé à un pot à tabac? Hélas, pour les curieux, rien de tout cela n'a eu lieu. Peut-être parce que certains politiques ont autre chose à penser qu'à se bâtir une image et la faire respecter coûte que coûte. Vu le dernier papier inspiré de Stéphane Guillon, qui se dit « honoré de tout ce temps passé sur lui » qui sera autant de temps que le Ministre de l'Identité Nationale ne passera pas dans "son beau Ministère de l'Immigration", la bataille entre ses deux as n'est pas prête de s'interrompre. Et l'animosité non plus.

 

Tag(s) : #Actualités

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