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"C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères..." avec ce vers écrit en collaboration avec le grand écrivain Joseph Kessel, Maurice Druon en a fait espérer plus d'un en rédigeant un hymne à la résistance et en luttant pour la liberté. Nous étions en 1943, à Londres, le temps était gris et l'avenir incertain. En cette même année, de l'autre côté de la Manche des français dénonçaient d'autres français, d'autres dénonçaient des juifs et des allemands embarquaient des communistes, des résistants et des juifs pour une destination méconnue, une destination dont on ne revenait pas. Heureusement, il y avait la chanson, la voix de Montand et quelques camarades courageux et amoureux de la liberté. Oui, il y avait bien "des pays où des gens au creux des lits font des rêves". La France de Pétain n'a pas résisté, elle a plié, par un beau jour de juin où de beaux américains ont débarqué avec leur chewing-gum et leur coca-cola. L'armée des ombres avait triomphé en laissant  derrière elle bon nombre de ses camarades. L'ennemi, enfin, connaissait le prix du sang et des larmes. Dans la nuit, la liberté a écouté les murmures du Chant des Partisans que certains fredonnaient au moment de se faire liquider par l'ennemi nazi. Le pays s'est libéré des chaînes du fascisme par les actes mis en paroles par Le Chant des Partisans. Maurice Druon, farouche gaulliste, Ministre des Affaires Culturelles sous Pompidou a quitté la terre pour laquelle il avait combattu, ce mardi soir, à l'aube de sa quatre-vingt onzième année. Il nous laisse des sagas littéraires et populaires incroyables telles que Les Rois Maudits ou La Fin des hommes. Parti rejoindre, Tonton Kessel et Jean Moulin, le partisan de la première heure n'entendra plus les cris sourds du pays qu'on enchaîne...

Tag(s) : #Chroniques de l'asphalte

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