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5.39 de "True Love" en provenance directe de Vancouver, Canada, ça ne se refuse pas. Ça se partage. Ça s'écoute même tout un après-midi en boucle, inlassablement, le « do you love me » du jeune canadien Tobias Jesso Jr. L'écouter c'est comme entendre un vieux Lennon, précieusement déniché dans la bibliothèque des parents. Retrouver le sourire par la simple présence d'une relique dont personne ne vous aurait indiqué l'existence, sacrilège. La pureté du simple piano-voix à l'ancienne, le titre ample et la mélancolie à n'en plus finir est un sortilège bien efficace pour les nostalgiques du disque blanc. C'est une méthode qui a fait ses preuves sur foule d'âmes depuis des décennies. Impossible donc de parler du jeune prodige sans évoquer la comparaison grandiloquente avec Lennon. Peut-être même aussi avec Sir McCartney ou Sir Elton John – période seventies, faut pas exagérer. Alors quand le jeune garçon commence son beautiful « Just a dream » par un « yesterday » chagrin on coule vers un autre temps. Un ange passe. C'est un Beatles privé de sa pop et de sa coupe au bol sage, c'est un garçon bientôt dans le vent cheveux en vrac et hypersensibilité décuplé. Le dernier opus présenté par l’artiste en herbe s'appelle "Hollywood" et annonce un léger virage, plus maîtrisé, moins anonyme. Car dans un futur proche, qu'on appellera printemps 2015, un premier album s'aventurera dans les bacs sous la houlette d'un certain Jack White. D'ici là, on True Love et on Just a Dream pour patienter.

Tag(s) : #Musique, #Tobias Jesso Jr, #Jack White, #Beatles

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