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A la lecture de ce chiffre, vous entendez Jane et sa voix lascive surgirent ? C'est bien, vous connaissez vos classiques. L'idée est justement de mieux connaître les raretés. Précieux diamants bruts perdus dans la horde de tubes des sixties et du début des seventies. Entre les yéyés de SLC et la variet populaire des années 70, pour ceux qui en douteraient encore, subsiste une certaine idée de la chanson française. Celle-ci a alors le sens du drame et de l'élégance, des cœurs brisés et des corps légers. Cela méritait bien une compilation lumineuse et nostalgique. Alors on rembobine, on actionne la machine à remonter le temps.

 

Aux manettes du projet, le label Fanon. Dans leurs fouilles minutieuses et miraculeuses : Michèle Arnaud, Dalida, Sheila, Dutronc... Du beau monde connu pour leurs chansons pop(ulaires). Le terme populaire n'ayant ici rien de dégradant (dans ma bibliothèque le best of de Dalida et de Dutronc cohabitent très bien avec les albums de Gainsbourg). La magie de ses recherches d'outre-tombe : des titres léchés, méconnus et pour le moins inattendus de la part de leurs interprètes.

 

Au total 12 raretés dénichées entre 1964 et 1973, l'année érotique n'étant qu'une année volée au hasard de cette époque glorieuse. Une Dalida dépossédée de son chant intempestivement joyeux , certainement pour un drame à l'image de sa vie (la vraie Yolanda donc). Un Dutronc plus grand des usurpateurs que l'on pourrait prendre pour un Polnareff torturé. Sans négliger le sensuel et élégant « Amour à plusieurs » d'Ann Sorel, banni des radios à l'époque pour son texte sulfureux, qui a le don de juste faire mal au cœur des années plus tard.

 

Aux manettes de ses orchestrations soignées des personnes comme Jean-Claude Vannier (compagnon de route entre autres de Gainsbourg sur Melody Nelson). Gainsbourg, toujours lui, éternellement lui. A l'époque, le grand Serge commence tout doucement à faire décoller sa carrière. Pas star comme ces (faux) copains de SLC mais orfèvre de l'ombre pour un paquet d'artistes, il croisera notamment ceux de cet album mine d'or. Le disque se clot d'ailleurs sur un instrumental inédit de « Je suis venu te dire que je m'en vais ». Histoire que l'on se souvienne de ces jours heureux inédits et que l'on renifle sur ces titres telle Jane sur les adieux de Serge...

 

Tag(s) : #Musique, #chanson française, #Label Fanon, #Gainsbourg, #Ann Sorel, #Dutronc, #Dalida

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