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Maintenant j'en suis certaine : La Féline va sortir de l'ombre. Celle dans laquelle je l'avais vue il y maintenant trois ans aux Francofolies, sur la scène de la Coursive. Surgissant d'un autre monde, médiéval ou futuriste. D'un autre espace temps, époque psychédélique ou décennie à venir. Indéfinissable l'identité de ce groupe sans âge. Côté date de naissance, le groupe voit pourtant bel et bien le jour à l'aube du XXI eme siècle dans l'underground parisien. Côté sexe, La Féline est un groupe masculin-féminin. Au chant, Agnès Gayraud fait tout le boulot quant aux arrangements ils reviennent à Xavier Thiry. Et pourtant, La Féline se féminise automatiquement dans ma bouche. Ce n'est pas un groupe mais une fille à la beauté bizarre, celle-là même si chère à Baudelaire. Sur scène, elle réussissait à tour à tour subjuguer et glacer l'assistance quand elle interprétait son « Woolf and Wheel » a capella. Cette fille vous arrachait à votre milieu confortable, à vos histoires rabachées de filles, à votre sage chanson française. Elle fait expérience de tout.  Prend des risques en chansons... et en introspection. 

La Féline, brillante sans aucun doute

Voyage au bout de la nuit

Dans la nuit tombée, dans le fin fond d'une forêt, à terre et certaine, femme et gamine à la fois, la Féline chante l'Adieu à l'enfance dans son nouvel EP, annonciateur  d'un album à venir pour l'automne. A l'écoute de ces premiers titres, on se demande comment on a pu se passer de ses comptines noires au coeur de la nuit. Son instrospection se calque sur nous. Son chant se soumet à chaque instant à la curiosité de soi. Son enrobage éthéré soutenant le caractère ténébreux de cette contrée nébuleuse qu'est le moi intérieur. La Féline a grandi. Elle chante l'oubli de l'autre. L'adieu à l'enfance et à la gamine aux abois. Le tout sur un son 80 où l'on se verrait bien danser jusqu'au bout de la nuit, ivre de son et d'autres choses. Sa mélancolie a gagné en certitude. Sa tristesse en lumière. Son atmospère, elle, n'a rien perdu de sa cinématographie. Son nom noir comme la nuit, mystérieux et indomptable comme un animal, a été emprunté  à un film de Jacques Tourneur qui a révolutionné le cinéma dit « fantastique ». Sous sa pop faussement innocente et sa new wave épurée, La Féline chante ce qu'il y a de fantastique dans l'obscurité de soi et du monde.

>> Ecoutez le nouvel EP de La Féline, Adieu l'enfance ici : http://lafelinemusic.com/

Tag(s) : #Musique, #chanson française, #La Féline, #EP, #Adieu l'enfance

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