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La littérature n’est jamais très loin dans le cinéma de Christophe Honoré. Louis Garrel bouquine au lit avec ses amoureuses dans Les Chansons d’Amour, Léa Seydoux traîne à la bibliothèque dans La Belle Personne… et le réalisateur adapte La Princesse de Clèves de Madame La Fayette l’une des plus belles histoires d’amour de la littérature française, à la lumière des années 2000 avec La Belle Personne. Un essai sensible et discret où, dans l’hiver glacé parisien, une jeune fille se refuse à l’amour de peur de le perdre. Christophe Honoré réitère l'expérience en adaptant cette fois-ci une œuvre antique : Les Métamorphoses d’Ovide, un poème épique composé de pas moins 1200 vers. Autrement dit un défi.

 

Honoré Métamorphose Ovide

Si le film est prévu pour la fin d’année, on se délecte d’avance avec une bande-annonce où il va être encore question encore que d’amour, d’amour et d’amour… Et vu le passif du réalisateur, je peux vous dire qu’il est bien agréable de s’aimer sur du Honoré.

Ces Métamorphoses façon 2014 retracent le parcours initiatique d’une adolescente qui se laisse séduire et enlever par un homme devant son lycée. L’homme l’entraine dans un drôle de monde fait de légendes où la frontière entre les mortels et les dieux n’existe plus. Beau programme, avec une seule déception pour les amateurs du duo Honoré-Garrel : pas de Louis à l’affiche. Le cinéaste a fait appel à de jeunes comédiens pour la plupart issus du théâtre. Cette petite désintoxication du style garrelien dans l’âme des films d’Honoré, ne fera certainement pas de mal à son cinéma. Et à nous-même.

Tag(s) : #Cinéma, #Christophe Honoré, #Louis Garrel

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