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Obsessionnelle. Pas de meilleur mot pour définir ce que je suis à en croire un entourage tout aussi obsédé que moi avec des obsessions tout aussi dérisoires. Car comme dirait Psychologie Magazine  « Chaque être humain fait plusieurs fois dans sa vie l'expérience d'idées ou de sentiments nés de sa propre activité psychique mais qui le mettent mal à l'aise et persistent plus au moins longtemps malgré ses efforts pour s'en délivrer. On lie ces obsessions, assez courantes, à des actions accomplies contre la volonté consciente. Souvent, elles disparaissent sans laisser de séquelles mais peuvent être aussi plus sérieuses et révéler une névrose. » Si on n'oublie d'entrée la dernière phrase de cette définition, le bilan médical de l'obsession en question ne montre rien d'inquiétant. Quasi saine, l'idée fixe persiste depuis 24 heures et disparaîtra sans laisser de séquelles. Ou pas.

Oscar Isaac

Mon obsession depuis 24 heures se porte sur un garçon – pour changer. Repéré pour la beauté de ses traits sans frontière dans le très Antique Agora, il traînait dans l'ombre discrète du plus charismatique des fous du volant dans Drive de Nicolas Winding Refn en 2011. Le voilà chanteur-loseur de folk music dans le Greenwich Village des frères Coen. Dans Inside Llewyn Davis, Oscar Isaac – l'obsession du moment – pousse la chansonnette dès la première seconde. Et votre cœur s'emballe de manière inhabituelle. Pas de chamade, non. Un battement paisible comme seule la folk peut vous l'insuffler. Dans un bar sombre à défaut d'être noir de monde, l'acteur aux mille et une origines infuse sa voix des mythes de la folk. Guitare en main, il est tout ce qu'on connaît de ce genre éternel. Puis après en surfant sur le Web toute la journée, on découvre qu'il est simplement lui. D'une douceur subjugante. Musicien non pas pour les besoins d'un rôle mais par envie depuis des années. Fan du dieu suave Marvin Gaye, il a commencé la guitare à 13 ans et a joué dans plusieurs groupes. Aujourd’hui entre potes « il joue pas mal d'acoustique ». Et c'est fatalement plus que pas mal...

Oscar chanteur dans Inside Llewyn Davis

Oscar chanteur dans la vraie vie

Ryan Gosling

Ryan a débarqué dans nos vies avec pas grand chose à vrai dire. Juste un sourire à tomber par terre, une sale et irrésistible manie à ne pas trop communiquer et un ukulélé. Et ça a marché, le coup du ukulélé surtout. Façon de décréter que la guitare c'était has been pour emballer une fille. Michelle a foncé. Nous aussi. Faut dire que le film avait le même titre qu'une chanson de dieu Tom Waits (Blue Valentine) et Ryan chantait qu'on « blessait toujours celle que l'on aime ». Manière aimable et stupidement romantique de dire à une fille « je t'avais prévenue sur la marchandise ». Et la came de Ryan n'est pas enivrante qu'au cinéma... Dans le monde de la chanson dites "alternative", Ryan est un Dead Man's Bones. Du nom de son projet musical un brin artisanal monté avec l'ami Zach Fields. En 2009, le duo sort un album difficile à définir textuellement. Dead Man's Bones c'est la Alice de Lewis Carroll perdue chez Tim Burton version cavalier sans tête, le tout avec s'il vous plait Ryan au piano, au violoncelle et au chant. C'est un sortilège qui fait effet comme sur grand écran...

Ryan acteur dans Blue Valentine

Ryan chanteur dans la vraie vie

Robert Pattinson

Il faut regarder Twilight au moins une fois dans sa vie pour ce type. Ou du moins pour deux scènes. Une scène où le type en question porte une paire de Ray Ban – détail de la plus haute importance – et où il est certainement l'être le plus sexy que la terre n'est jamais portée à cet instant précis. Puis pour une autre scène sans importance où le vampire qu'il incarne ne dévore pas encore sa belle – parce que chez les ricains puritains et hypocrites comprenez-vous ça ne se fait jamais dès le premier film de la trilogie. Bref, dans cette scène alors que Robert joue les bruns ténébreux à la perfection et où Bella fait la gueule – son expression favorite – un petit air perce discrètement en arrière fond. Le petit air est signé et joué par Robert Pattinson, il s'appelle Never Think et il raconte quelques stupidités sur une histoire d'amour impossible et il est comme Pattinson : d'une beauté insaisissable avec un fracas dans la voix. Sur la Toile, quelques titres traînent en toute discrétion. Pratiquement pas de live. Pattinson préférant certainement faire l'acteur que le chanteur. Dommage pour nous...

Robert signant la bande originale de Twilight

Robert chanteur dans la vraie vie

Joseph Gordon Levitt

 

Quand Joseph Gordon Levitt pousse la chansonnette dans ses films ce n'est jamais pour conquérir une fille mais plutôt pour décrire son humeur du moment. Un équivalent du commun des mortels. Résultat, même si ce n'est pas lui qui chante, on succombe. Car oui, quand on tombe amoureux c'est un peu beaucoup You Make my dreams dans notre tête, comme quand Tom (Joseph Gordon Levitt) passe la nuit avec Summer la fille qu'il suppose être son âme soeur. Et puis quand on veut noyer son chagrin quand l'amour s'est barré, comme Summer, on écoute les Smiths en boucle en répétant "les roses sont rouges et les violettes sont bleus, je t'emmerde sale pute". Bref, Joseph n'a pas le charisme de Ryan, ni le sex appeal de Robert ou la voix d'Oscar, mais il est par définition complètement irrésisiblement « chou ». C'est donc sans hésiter qu'on se visionne en boucle ces vidéos où dans un français approximatif il reprend La Valse à mille temps du grand Jacques, Twist and Shout des quatre garçons dans le vent ou Bad Romance d'une certaine Lady Gaga. Choc des cultures et des époques comme on les aime.

Joseph quand il tombe amoureux en chanson

Joseph chanteur dans la vraie vie

Tag(s) : #Oscar Isaac, #Ryan Gosling, #Robert Pattinson, #Joseph Gordon-Levitt, #Inside Llewyn Davis, #Blue Valentine, #Dead Man's Bones, #Twilight, #Cinéma, #Musique

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